10 erreurs courantes de mise en forme de thèse (et comment les éviter)

Vous avez consacré des mois — parfois des années — à votre recherche et à votre rédaction. La dernière chose que vous souhaitez, c’est que votre thèse soit retournée par le bureau des études supérieures en raison d’erreurs de mise en forme.

Cela arrive plus souvent qu’on ne le croit. Les exigences de présentation existent pour une raison, et les services des cycles supérieurs les appliquent à la lettre. La bonne nouvelle : la plupart de ces erreurs sont entièrement évitables si vous savez quoi surveiller.

Voici une liste des 10 erreurs de mise en forme les plus fréquentes, pourquoi elles surviennent et comment les corriger avant votre dépôt.

1. Styles de titre incohérents

Ce que c’est : Des chapitres ou sections qui utilisent des polices, tailles, espacements ou capitalisations différents pour les titres — alors qu’ils devraient être uniformes.

Pourquoi ça arrive : Une thèse se rédige sur plusieurs mois. On copie-colle depuis des notes, des articles ou des brouillons antérieurs. La mise en forme dérive graduellement.

Comment le corriger : Utilisez des styles nommés de façon cohérente (Titre 1, Titre 2, Titre 3 dans Word ; commandes définies dans LaTeX). Ne mettez jamais en gras ou ne redimensionnez pas manuellement les titres — modifiez la définition du style, et la mise à jour s’appliquera partout automatiquement.

2. Marges incorrectes

Ce que c’est : Des marges qui ne correspondent pas aux dimensions exigées par l’université — souvent 2,5 cm tout autour, ou 3,8 cm du côté de la reliure.

Pourquoi ça arrive : Les marges par défaut du logiciel ne correspondent pas toujours aux exigences institutionnelles. Les étudiant·e·s supposent que les réglages par défaut sont corrects.

Comment le corriger : Consultez le guide de présentation de votre école avant de commencer à rédiger. Définissez les marges une seule fois au niveau du document. Ne les modifiez pas section par section.

3. Erreurs de numérotation des pages

Ce que c’est : Des numéros de page qui débutent à la mauvaise page, utilisent le mauvais format (chiffres romains vs arabes), ou apparaissent au mauvais endroit (en-tête vs pied de page, centré vs aligné à droite).

Pourquoi ça arrive : La plupart des universités exigent que les pages liminaires (page de titre, résumé, table des matières) soient numérotées en chiffres romains minuscules (i, ii, iii) et que le corps du document utilise des chiffres arabes (1, 2, 3). La page de titre ne porte souvent aucun numéro visible. Cette configuration à sections multiples déroute beaucoup d’étudiant·e·s.

Comment le corriger : Utilisez des sauts de section dans Word ou les commandes LaTeX appropriées pour créer des séquences de numérotation indépendantes. Testez cette configuration tôt — ne remettez pas ça à la dernière semaine.

4. Table des matières absente ou mal construite

Ce que c’est : Une table des matières incomplète, saisie manuellement, dont les numéros de page ne correspondent pas au document réel, ou qui n’est pas mise en forme selon les exigences de l’école.

Pourquoi ça arrive : Les étudiant·e·s construisent la table des matières à la main, puis oublient de la mettre à jour après avoir ajouté ou réorganisé du contenu.

Comment le corriger : Générez la table des matières automatiquement grâce aux outils intégrés de votre logiciel (la fonctionnalité « Table des matières » dans Word, ou \tableofcontents dans LaTeX). Mettez-la à jour en toute dernière étape avant le dépôt — ne saisissez jamais les numéros de page manuellement.

5. Mise en forme des références bibliographiques non conforme

Ce que c’est : Des références qui ne respectent pas le style exigé (APA, MLA, Chicago, IEEE, etc.), qui mélangent les styles, ou qui comportent des champs manquants (pas d’éditeur, pas de DOI, format de date incorrect).

Pourquoi ça arrive : Les étudiant·e·s changent de logiciel de gestion bibliographique en cours de projet, modifient manuellement les références, ou ignorent que leur département impose un style précis.

Comment le corriger : Confirmez le style bibliographique auprès de votre département et utilisez un gestionnaire de références dédié (Zotero, Mendeley ou BibTeX dans LaTeX) dès le début. Ne saisissez jamais les références à la main — laissez le gestionnaire les générer. Faites une révision finale pour vérifier chaque source.

6. Polices ou tailles de caractères non conformes

Ce que c’est : L’utilisation de polices non approuvées par votre université, ou la combinaison de plusieurs polices dans le corps du texte. Infractions courantes : utiliser du 11 pt au lieu du 12 pt, ou une police élégante qui paraît professionnelle mais ne figure pas sur la liste approuvée.

Pourquoi ça arrive : Les étudiant·e·s veulent que leur thèse soit soignée. Certains supposent que toute police lisible et professionnelle est acceptable.

Comment le corriger : Le guide de présentation de votre université précise explicitement les polices acceptables. Les polices couramment approuvées incluent Times New Roman, Arial et Garamond. Définissez votre police de corps une seule fois au niveau du document. Utilisez la même police tout au long — ne mélangez pas les polices dans le corps du texte.

7. Interlignage incohérent d’un chapitre à l’autre

Ce que c’est : Certains chapitres utilisent l’interligne double, d’autres le simple 1,5. Ou encore, les citations longues et les notes de bas de page ne sont pas mises en forme selon l’interlignage requis (souvent simple, même quand le corps est en double interligne).

Pourquoi ça arrive : Les chapitres rédigés à des moments différents héritent de gabarits ou de paramètres distincts. Le texte copié-collé amène souvent son propre interlignage.

Comment le corriger : Définissez l’interlignage au niveau du document ou des styles de paragraphe — jamais manuellement pour chaque section. Lorsque vous collez du texte provenant d’une autre source, utilisez « Coller en conservant uniquement le texte » pour hériter des styles de votre document, et non de ceux de la source.

8. Figures et tableaux sans légende ou absents des listes

Ce que c’est : Des figures ou tableaux sans légende, avec une légende au mauvais format, ou absents de la Liste des figures / Liste des tableaux.

Pourquoi ça arrive : Les étudiant·e·s insèrent rapidement les figures lors de la rédaction et oublient d’appliquer le style de légende correct. La Liste des figures est souvent une réflexion après coup.

Comment le corriger : Appliquez le style de légende approprié dès que vous insérez chaque figure et chaque tableau. Dans Word : clic droit → Insérer une légende. Dans LaTeX : utilisez \caption{} à l’intérieur de l’environnement flottant. Générez automatiquement votre Liste des figures et votre Liste des tableaux — ne les saisissez jamais manuellement.

9. Résumé qui dépasse le nombre de mots autorisé

Ce que c’est : Un résumé qui dépasse le nombre maximal de mots autorisé par l’université — généralement entre 150 et 350 mots selon l’établissement et le niveau d’études.

Pourquoi ça arrive : Les étudiant·e·s rédigent un résumé complet sans vérifier la limite avant tard dans le processus. Les contraintes de longueur varient considérablement d’une université à l’autre.

Comment le corriger : Vérifiez tôt la limite de mots pour le résumé de votre institution. Rédigez le résumé en dernier (quand vous savez exactement ce que contient la thèse), puis comptez les mots avant de finaliser. Un résumé bien ciblé et bien révisé vaut mieux qu’un résumé trop long qui sera signalé.

10. Ignorer les exigences spécifiques à l’université ou à la région

Ce que c’est : Des exigences propres à votre établissement, à votre faculté ou à votre région — et donc faciles à négliger dans les guides généraux.

Pourquoi ça arrive : Les étudiant·e·s s’appuient sur des conseils généraux trouvés en ligne, qui ne reflètent pas nécessairement les règles spécifiques de leur université.

Exemples courants :

  • Les universités québécoises (comme l’Université de Montréal, l’Université Laval, McGill et l’UQAM) exigent souvent un résumé en français (résumé) en plus du résumé en anglais, même pour les thèses rédigées en anglais.
  • Certaines facultés exigent une page de déclaration signée ou un formulaire d’approbation du directeur ou de la directrice de recherche, intégré au document.
  • Certains programmes imposent un ordre précis des pages liminaires (résumé avant les remerciements, ou l’inverse).
  • Certaines universités précisent le format du papier, le type de reliure ou la résolution d’impression pour les figures.

Comment le corriger : Consultez directement les directives officielles de dépôt de thèse de votre école des cycles supérieurs — pas la documentation du département, pas la thèse d’un·e ami·e. Lisez l’intégralité des exigences. Vérifiez si votre faculté a des directives supplémentaires en plus des règles générales de l’université.

Repérez ces erreurs avant votre jury

Parcourir cette liste manuellement prend du temps — surtout quand vous êtes déjà épuisé·e après des mois de rédaction. La meilleure approche : partir d’un gabarit qui répond déjà aux exigences de votre université, pour ne pas avoir à bâtir la conformité à partir de zéro.

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